Le diable chuchotait de Miyuki Miyabe

couverture pour l'avis sur Le diable chuchotaitR E S U M E

Après avoir perdu peu à peu son père puis sa mère, Mamoru est recueilli par sa tante maternelle. Croyant avoir enfin retrouvé une famille heureuse. l’oncle de Mamoru est inculpé pour meurtre. Il est accusé d’avoir tué une jeune femme avec son taxi.
Le jeune adolescent de 16 ans voit alors son quotidien basculer à nouveau. Au lycée, les brimades se font de plus en plus sentir. A la maison, sa tante et sa cousine tentent de se raccrocher tant bien que mal à n’importe quel infime espoir. Puis un soir à la suite d’un coup de téléphone mystérieux, Mamoru décide de mener l’enquête pour découvrir ce qui s’est réellement passé cette nuit là.

 

A V I S

Le roman ne parait pas au premier abord comme un policier, mais plutôt comme un roman noir. Un thriller.
L’auteur prend son temps pour mettre en place les protagonistes.
On suit Mamoru dans sa vie quotidienne au lycée, ses amis, ses ennemis, son petit boulot de libraire, ses relations avec son oncle, sa tante, sa cousine. Et même son enfance triste et solitaire.
A force, on finit par voir en Mamoru un ami, on veut l’aider à connaitre la vérité.
L’auteur réussi à donner à Mamoru une personnalité riche et complexe faisant de lui, un personnage attachant.

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Tag du mois d’avril 2015: Le Japon

J’ai envie de changer un peu ma rubrique de curation habituelle et de faire une fois par mois une liste sur un thème précis.
Sans trop me casser la tête j’ai choisi le Japon, j’adore le Japon, la litterature japonaise, la cuisine japonaise, les japonais, bref, vous avez compris l’idée …
Sauf qu’on est le 1er mai, mais j’avais prévu de publier l’article en avril, c’est pas grave passons…

1/ Commençons par cette jolie photo

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Le restaurant de l’amour retrouvé d’Ito Ogawa

Le restaurant de l'amour retrouvé ito ogawa

R E S U M E

Aïe aïe aïe, quand on commence la lecture, on est tout aussi abasourdi que Rinco: Son petit ami a vidé l’appartement. Tout ce que Rinco avait précieusement amassée a disparu. Il ne reste plus rien, il lui a tout pris, même sa voix.

N’ayant plus rien à faire en ville, Rinco décide donc de retourner chez sa mère dans l’intention de lui voler ses économies. Malheureusement, son idée ne fonctionne pas et elle se voit contrainte de rester vivre à la campagne avec cette mère qu’elle déteste.

 

Malgré tout ce qui lui arrive, avec l’aide de son ami de toujours Kuma, Rinco reprend sa vie en main et ouvre un restaurant…

A V I S

Ce livre est surtout un livre sur la relation difficile qu’entretient Rinco et sa mère. Rinco, dont le prénom veut dire « fruit de l’adultère ». Pourquoi une mère appellerait-elle ainsi sa fille? Rinco qui ne connait pas entièrement ses origines, va peu à peu dénouer le fil.

Mais « Le restaurant de l’amour retrouvé » m’a aussi fait voyager dans la cuisine japonaise. Etant d’origine japonaise, j’ai pu retrouver certaines saveurs et plats que me préparait ma mère. Et en même temps, m’a donné envie de gouter aux autres plats que cuisinent Rinco que je ne connais pas. C’est aussi un livre sur la passion de cuisiner pour les autres, de cuisiner des choses simples et avec amour.

« Le restaurant de l’amour retrouvé » contrairement à ce que l’on pourrait pensé avec un titre pareil n’est pas un roman d’amour et ceux qui pensent se jeter dans une romance en ouvrant ce livre seront déçu, mais l’auteur fait un beau travail pour nous faire découvrir la cuisine japonaise à travers ses personnages et nous raconter une belle histoire.

Azami d’Aki Shimazaki

couverture du livre azami

R E S U M E

Azami est la fleur du chardon. C’est aussi le surnom que donne Mitsuo a sa nouvelle camarade de classe dont il tombe amoureux. Mitsuko.
Quelques années plus tard, alors qu’il est devenu un homme de famille heureux mais malheureux au lit avec son épouse, il tombe par hasard sur ce premier amour.

Il découvre que Mitsuko, brillante élève est devenue serveuse dans un restaurant. Quand il découvre qu’elle est aussi hôtesse de nuit dans un bar, Mitsuo est intrigué, surtout que Mitsuko provoque chez un désir qu’il croyait avoir disparu.

A V I S

Le livre est très court, il se lit très vite. Il pose des questions sur les choix à faire entre une famille heureuse et une pulsion amoureuse. L’histoire se déroule sans heurts et quand la fin arrive je n’ai pas eu l’impression d’avoir été flouée, au contraire, je trouve que le récit est assez proche de ce qui pourrait réellement se passer dans la vie de quelqu’un.

Mon sentiment général est très positif et je conseille vivement ce livre.

Dévouement du suspect X / Café maison

Dans « Le dévouement du suspect X » et « Café Maison », la trame du récit est la même.

Les protagonistes sont présentés, et survient le crime. Le lecteur sait qui a commis le méfait et pourquoi.

Tout l’intérêt du livre va résider à trouver réponse à la question : Comment le meurtre a –t-il été commis ?
On va ainsi suivre la police dans son enquête. Car le meurtrier va utiliser une astuce pour ne pas se faire attraper, l’enquête se relève corse et l’intérêt du lecteur animé.

Dans ces deux policiers, l’inspecteur Kusanagi fait appel à un physicien. L’ajout de ce personnage permet de prendre l’enquête sous un autre bout, un esprit bien plus logique et distant que Kusanagi.
La ressemblance des deux récits réside aussi dans le profil du meurtrier. Dans le premier « Le dévouement du suspect X », il s’agit d’un homme amoureux, dans le second « Café maison », il s’agit aussi d’une femme amoureuse.
L’enquête policière est menée par déduction, questionnement, ce n’est pas un policier avec de l’action, et parfois cela peut peser et ralentir le rythme.
Ces enquêtes japonaises sont à conseiller aux amoureux de Sherlock Holmes et de Columbo.

Couverture du livre Devouement Suspect X Couverture livre Café Maison

Buzz-moi, Aurélia Aurita

Aurélia Aurita, dis comme ça, ça doit sûrement rien vous dire. Mais c’est l’auteur de Fraise et Chocolat, bd qui s’est fait remarqué il y a quelques années pour traiter d’un point de vue de fille, une histoire d’amour sous un angle légèrement érotico-porno on va dire, tout cela pour vous dire que l’auteur reprend ses crayons pour nous parler du buzz médiatique qu’a provoqué la publication de cette bande-dessinée et de sa suite: Les articles sur internet puis, dans la presse obscure, pour passer à un niveau plus nationale.

Aurélia détaille d’ailleurs sans pitié une interview avec une journaliste du magazine Elle

, on y croit tellement la caricature est bien faite. Les studios télés et les célébrités aussi passent sous l’oeil critique d’Aurita.
Très marrant, mais d’un tout autre registre que Fraise et Chocolat, je ne suis pas sûre qu’il vaille le coup d’être acheter, mais à feuilleter en librairie en passant!