Le bon mari de Zebra Drive d’A. Mc Call Smith

Je pensais sincèrement la série finie, mais je viens de découvrir un nouveau tome des aventures de Mma Ramotswe.

Première femme détective du Botswana, petit pays au nord de l’Afrique du Sud méconnu par un grand nombre. Mma Ramotswe a l’énergie et le culot qu’on rêverait d’avoir même à 25 ans.

Ce n’est pas un vrai polar nous reprocherons certains, mais même s’il n’y a pas d’intrigues savamment ficelé, la lecture vaut quand même le détour par l’aspect un peu Lonely Planet de cette série, et chaque personnage haut en couleur comme ne peuvent l’être que dans tout bon roman.

Les filles de Riyad de Rajaa Alsanea

Voici une sorte de Chick litt saoudien. Mais je conseillerais quand même la lecture: Car on y voit comment l’amour est interdit aux filles, même riches et cultivées…

Un livre où chaque chapitre commence par « un courrier des lecteurs » où la narratrice répond à ces détraqueurs sur la légitimité de raconter son récit et celui de ses amies.

Tout y est; amour, pleurs, trahison, passion, mais attention pas de sexe!

Un mensonge presque parfait d’Howard Roughan

L’intérêt des poches, est de pouvoir les lire n’importe où, alors, autant choisir des poches qui se lisent facilement.
Voici un thriller drôlement bien ficelé, vous allez avoir du mal à le lâcher.

L’histoire est simple, un psychanalyste se fait avoir par une de ces patientes et est entrainé dans le dédale d’une enquête policière et du système juridique. Bien entendu, pour prouver son innocence, il est obligé de trouver lui-même le coupable. Sauf que notre héros, laisse tout venir à lui. Ça nous change un peu de ces types qui courent après le meurtrier alors que la police leur courre après.

« Mensonge presque parfait » remplit toutes les conditions du bon thriller: suspense et rebondissement inattendus. De quoi veiller très tard…

La marche de Mina de Yoko Ogawa


La marche de Mina Yoko Ogawa

Ce livre empreint de nostalgie est porté par l’écriture de cette auteure japonaise qui déjà m’avait éblouie avec « La formule préférée du professeur » qui vient juste de sortir en poche et dont l’achat est quasi obligatoire pour tout amoureux de littérature.

Au début des années 70, Tomoko une petite collégienne est obligé de passer un an chez la famille de sa tante maternelle. D’abord fascinée par le charme de son oncle à moitié japonais et à moitié allemand, elle se lie tout de suite avec toute la famille et en particulier Mina sa jeune cousine asthmatique un peu particulière.
La Marche de Mina est le genre de livre qu’on aurait aimé écrire, avec ces beaux personnages si charmants, l’héroïne prévenante et gentille, avec les situations cocasses et drôles. Et cet hippopotame venu tout droit du Libéria, une fantaisie de l’auteur dont s’enrichit le récit poétique.
Il me faudrait toute une page pour pouvoir parler des relations complexes qu’entretiennent chaque membre de la famille, des manies de chacun, de cette propriété dans laquelle ils vivent,…

Il est certain qu’Yoko Ogawa a un talent indéniable de conteuse, et est pour moi un vrai auteur qui sait donner suffisamment de forme à ses personnages et à ses
histoires pour que nous soyons nous-même happé au sein du livre.

Swap

d’Antony Moore.

Pas franchement d’accord, avec le post des libraires Guetteurs du vent, qui osent comparer Moore et Ian Levison, un autre auteur chez le même éditeur.
Où l’humour de Levison est nettement plus présente et saute au yeux ainsi que son talent à raconter une histoire, moi avec Swap, j’ai eu un mal fou à avancer dans la lecture, à vrai dire j’ai même laissé tombé au bout d’une centaine de pages. Je suis souvent très gentille avec les premiers romans, je leur passe souvent leurs maladresses. Mais ici, le style est trop lourd, les nombreuses suppositions et autres descriptions psychologiques du personnage sont fatiguantes. Les autres personnages sont quant à eux des stéréotypes, de même que les scènes et les relations entre eux font trop cliché…

L’histoire pourtant avait tout pour elle; un propriétaire d’une boutique de comics (bande dessinée américaine mettant en scène des super-héros) décide de retrouver son ancien camarade de classe avec lequel il avait échangé le numéro 1 de SuperMan qui aujourd’hui vaut une vrai fortune. Malheureusement, tout va de travers, sinon pourquoi en faire tout un livre, hein? Un meurtre a été commis et notre héros est en train de se faire piéger.

Conseil de l’éditeur « ne commencez ce livre que si vous avez du temps, car vous ne pourrez pas le lâcher »

Mon conseil « Passez votre chemin »

Et exceptionnellement, j’accorde le bénéfice de mon gout: Vous pouvez lire cette très bonne note (positive) sur le bouquin ici

Ma vie est tout à fait fascinante de Pénélope Bagieu

Ce bouquin déroge à ma ligne, c’est une des meilleurs vente d’Amazon.

D’habitude les bd blog qui se retrouve sur papier c’est pas trop mon truc, sauf peut être « Les petits riens » de Lewis Trondheim et encore c’est pas vraiment la même chose.Mais peut être que si, sauf que Pénélope est plus une fille avec des préoccupations de filles et une façon de raconter qui trahit son sexe. Ce que j’apprécie en premier lieu dans une bd est le dessin, il faut avouer que Pénélope Bagieu sait dessiner et le fait si joliment. Ça se lit vite et le plaisir est si vite évanoui, que c’est plus un cadeau à faire (à une fille) qu’à garder pour soi.

A lire aussi l’article « les bloggueuses BD attirent les éditeurs »

L’affaire Raphaël de Ian Pears

Couverture livre L'Affaire Raphaël poche ian pearsVoici un poche sorti il y a plus de 5 ans….

Un polar efficace dans le milieu de l’art en Italie, où la 4e de couverture racontent littéralement les 30 premières pages. L’intrigue est bien plus subtile qu’il n’y parait au début.
Voici le genre de roman que vous avalez en deux jours, idéalement en week-end quand vous sentez que vous allez vous ennuyer chez vos parents (ou pire chez vos beaux parents). Valeur sûre trouvable dans n’importe quelle librairie.

L’Affaire Raphaël