Les apparences de Gillian Flynn

Les Apparences Gillian Flynn  Livres
J’adore les thrillers. Comme toute personne raisonnable je les aime d’autant plus quand ils sont bons. « Les apparences » est un de ceux-là.
Au début, je me suis demandé si je ne m’étais pas gouré de genre. L’histoire commençait doucement. Raconté par deux voix, celle de la femme au passé, et celle de l’homme au présent.
Le mari découvre que sa femme a disparu, il appelle la police, mais semble si nonchalant qu’il est vite soupçonné.
En parallèle, l’épouse raconte dans un journal l’histoire d’amour de son couple, elle semble si éperdue d’amour que c’est étrange.

On se demande bien sur qui des deux est fous, essaye de nous manipuler ou si on ne devrait pas juste se laisser faire par l’auteur et nous emmener là où il veut nous emmener. Ce que j’ai fini par faire. J’ai arrêté de me poser des questions et j’ai juste dévorer cet excellent thriller.

La dernière partie n’est pas commune, ce n’est pas le genre de livre, où il y a un bon et un méchant, que que le gentil finit par avoir la peau du méchant. Non, ça ne finit pas vraiment comme ça. Mais j’ai trouvé qu’il aurait mieux fallu qu’il y ai une fin de ce type qui me semble plus vraisemblable que celle choisit par l’auteur. A part ça, j’ai franchement pris beaucoup de plaisir à lire « Les Apparences ».

Sypnosis:

Amy et Nick forment en apparence un couple modèle. Victimes de la crise financière, ils ont quitté Manhattan pour s’installer dans le Missouri. Un jour, Amy disparaît et leur maison est saccagée. L’enquête policière prend vite une tournure inattendue : petits secrets entre époux et trahisons sans importance de la vie conjugale font de Nick le suspect idéal. Alors qu’il essaie lui aussi de retrouver Amy, il découvre qu’elle dissimulait beaucoup de choses, certaines sans gravité, d’autres plus inquiétantes. Après Sur ma peau et Les Lieux sombres, Gillian Flynn nous offre une véritable symphonie paranoïaque, dont l’intensité suscite une angoisse quasi inédite dans le monde du thriller.

Une nuit de trop

de James Patterson.

Pour résumer, ce thriller pourrait ressembler à un scénario de téléfilm sur M6:
« Lauren décide un jour de rendre visite à son mari à son lieu de travail pour l’inviter à dejeuner. Elle le voit sortir de l’immeuble au bras d’une blonde incendiaire et décide de le filer. Quand elle s’aperçoit qu’ils se rendent à l’hotel, alors, ni une ni deux, Lauren décide elle aussi de se venger. Elle couche avec un collègue de boulot qui lui fait du bringue depuis un moment. Mais l’amant se fait tuer par son mari, sous ses yeux… »

Mise à part quelques petites incohérence au niveau du scénario, et de la stupidité de Lauren (brillante inspecteur de police? peut-être pas, mais très débrouillarde) l’intrigue marche! Toutes les cinquante pages, un nouvel élément fait rebondir le récit, et jusqu’à la dernière page, on est tenu en haleine. Ajoutez à ça une écriture très simple, sans chichi, très visuel, fait que ce roman se lit très vite.
C’était le premier livre de James Patterson que je lisais, et ma foi, j’ai bien aimé. C’est exactement le genre de livre qu’on achète pour ne pas se prendre la tête. Ce qui n’est pas péjoratif, au contraire, le livre ayant d’abord vocation à distraire.

Monstrueux de Natsuo Kirino

monstrueux natsuo kirino

Ma sœur Yuriko était un monstre. Une beauté époustouflante, anormale. Elle nous méprisait, ma mère et moi. Seuls les hommes l’intéressaient. Quand elle avait quinze ans, le lycée de Tokyo tout entier lui est passé dessus. Elle pensait réussir grâce à son corps. Son cadavre a été retrouvé dans un meublé crasseux. Aujourd’hui, on me demande de témoigner…

Avec une telle présentation de l’éditeur sur la 4e de couv’, je me suis attendue à quelque chose qui au final n’était vraiment ça. Mais le plaisir de lire cet auteur à nouveau, après Out (que j’avais déjà commenté), est toujours là! Il s’agit d’un roman qui met en scène des femmes qui encore une fois, ayant du mal à trouver leur place dans cette société japonaise, développent des névroses très fortes. Il est intéressant de noter à quel point, le milieu scolaire japonais déjà largement décrit dans les mangas exerce cette pression auprès de ces lycéens fragiles.

Yuriko et Kazue sont deux prostituées qui sont retrouvées mortes. Après enquête, on s’aperçoit qu’elles avaient fréquentés le même lycée de Tokyo. Un lycée prestigieux. Il ne s’agit pas tant de savoir qui les a assassiné mais plutôt d’apprendre comment elles en sont arrivés là. Deux filles bien différentes, Yuriko était d’une beauté telle que sa soeur, la narratrice principale, était convaincue qu’un monstre était enfoui en elle. Mais bientôt Yuriko prend elle aussi la parole et nous dévoile quelle personne sa jolie soeur était en vérité…

Out de Natsuo Kirino.

Out de Natsuo KirinoTrès bon thriller, un peu ragoutant car on suit la découpe des corps qu’utilisent les meurtriers pour se débarrasser des victimes. Mais ces meurtriers malgré eux, sont des personnages qui vivent en décalages par rapport aux autres, on a presque l’impression qu’ils ne font pas vraiment partie du monde qui les entoure, mais qu’au contraire qu’ils subissent.

Chacune réagissant différemment selon son caractère et la vie qu’elles mènent dans la société japonaise. Natsuo brosse le portrait de 4 femmes qui n’ont d’apparence que ce que nous voulons voir, mais qui au fond sont possédés par des démons que l’on pourrait se reconnaitre en elles.

Quand l’un d’elles tue son mari, c’est la vie de 3 autres qui accélèrent, leur dégout de la société dans laquelle elles vivent ressortent, et leur envie de s’en sortir fait rage et controlent le processus qui va les entrainer encore plus loin.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre, j’essayerais de lire les autres titres dont le dernier qui vient de paraitre « Monstrueux ».