Azami d’Aki Shimazaki

couverture du livre azami

R E S U M E

Azami est la fleur du chardon. C’est aussi le surnom que donne Mitsuo a sa nouvelle camarade de classe dont il tombe amoureux. Mitsuko.
Quelques années plus tard, alors qu’il est devenu un homme de famille heureux mais malheureux au lit avec son épouse, il tombe par hasard sur ce premier amour.

Il découvre que Mitsuko, brillante élève est devenue serveuse dans un restaurant. Quand il découvre qu’elle est aussi hôtesse de nuit dans un bar, Mitsuo est intrigué, surtout que Mitsuko provoque chez un désir qu’il croyait avoir disparu.

A V I S

Le livre est très court, il se lit très vite. Il pose des questions sur les choix à faire entre une famille heureuse et une pulsion amoureuse. L’histoire se déroule sans heurts et quand la fin arrive je n’ai pas eu l’impression d’avoir été flouée, au contraire, je trouve que le récit est assez proche de ce qui pourrait réellement se passer dans la vie de quelqu’un.

Mon sentiment général est très positif et je conseille vivement ce livre.

Adventures of Darcy d’Emily Giffin

Duo à trois et Duo à quatre, titre en V.O.; Something Borrowed et Something Blue.


Couverture du livre Duo a trois

Allez un petit coup de Chick Lit’ ça faisait longtemps et ça ne fait du mal à personne surtout quand c’est bien écrit. Il s’agit d’une petite série, avec Rachel et Darcy. Deux amies depuis toujours qui découvre peu à peu que la vie nous amène à se questionner sur une relation qu’on croyait indestructible.

Je vais vous faire deux confidences: 1. Je les ai lu sur mon Ipad. je ne sais pas pourquoi je vous dis ça, parce que bon, ça n’a aucune importance avec la suite de mon propos. Juste pour signaler qu’on peut les trouver sur formats numériques.

2. J’ai vu l’adaptation de Something Borrowed avant de lire le livre. C’est même ça qui m’a décidé à lire le livre. Parce que j’avais bien aimé le film, vraiment réussi en terme de comédie romantique, c’est-à-dire que le cocktail romance + pleurs + intrigue est présent et fonctionne.

Duo à trois, le filmHumm, l’acteur principal est trop TROP craquant

Bref.

Donc, je disais, il y a Rachel l’amie sympathique, (trop) gentille, toujours prête à rendre service, et il y a Darcy, belle blonde superficielle à qui tout semble lui réussir. C’est un livre sur l’amitié plus que sur une romance.

On s’identifie à Rachel, forcément, on est de tout coeur avec elle, quand elle commet l’inévitable… Coucher avec le fiancé de sa meilleure amie, Darcy. En même temps, on peut la comprendre, elle a toujours craqué sur Ethan qu’elle a rencontré la première. Et c’est lui qui lui a « sauté dessus ». Et puis, bah non, on voit bien que Darcy ne mérite pas un garçon comme Ethan. On a aucune morale, aucune conscience, on lit ce livre sans culpabilité et je me suis régalée.

Dans le deuxième volet, par contre, on suit Darcy, et c’est vrai qu’au début on a du mal à s’identifier à l’héroïne, moi je préfère Rachel, et Darcy est toujours aussi superficielle. Mais c’est tellement bien écrit, que ça se lit avec le même plaisir que le premier.

J’aimais déjà les étrangères, Alexandre Kauffmann

Le narrateur dont on ne connaitra pas son prénom, tombe amoureux d’une femme mariée O., qu’il rencontre en vendant des faux cigares. C’est une russe, grande, belle, enfin comme on peut imaginer une jeune femme russe qui porte des bottes de python orange. Et elle se révèle même être intelligente et vouloir un enfant de lui, alors c’est normal que notre jeune homme devient fou amoureux d’elle puis peu à peu jaloux et soucieux de connaitre (ou de ne pas connaitre) ses précédents amants.

Ça pourrait être une banale histoire de cul, mais au final, c’est assez amusant de voir le narrateur nager dans d’hautes sphères sociales, où on le confond sans arrêt avec un autre, flouer des hommes influents grâce à ces cigares et d’obtenir ce qu’il veut d’eux.

J’ai bien aimé ce livre, qui se lit très facilement, même si la fin est un peu incohérente, je ne suis pas sûre d’avoir bien compris. Mais il faut avouer que O., personnage central du récit, on la découvre très vite, vaniteuse, exigeante, vicieuse, et bien cruelle, et juste par curiosité on finit par tout lire.

publié chez Grasset en mars 2009, 240 pages, 17,50€

Une femme simple et honnête, Robert Goolrick

Ce blog a décidé de s’associer à un projet ambitieux : chroniquer l’ensemble des sites de la rentrée littéraire !
Vous retrouverez donc aussi cette chronique sur le site Chroniques de la rentrée littéraire qui regroupe l’ensemble des chroniques réalisées dans le cadre de l’opération. Pour en savoir plus c’est ici.

Je remercie donc l’équipe de Ulike de m’avoir proposé de chroniquer cette rentrée littéraire 2009.

En 1907, Ralph Truitt, riche industriel et propriétaire terrien américain, décide d’épouser  une femme grâce à une petite annonce passée dans un journal. Cette femme qui se présente à lui, n’est pas la femme simple et honnête qui est sur la photographie qu’il a reçu d’elle. Cette femme, Catherine Land va jouer un rôle. Elle n’est pas celle qu’elle prétend être. Elle ne désire pas simplement épouser Truitt pour son argent, elle veut aussi sa mort.

Ralph est un homme torturé, son passé fait de drames a fait de lui un homme austère qui n’attend plus grand-chose de la vie. A part avoir une compagne pour ces hivers interminables du Wisconsin. C’est pourquoi quand il aperçoit Catherine, cette femme qui n’est pas celle de la photographie sans charme. Il tombe sous sa beauté et devint obsédé par elle. Désirant à tout prix se marier pour pouvoir la toucher.

Catherine révélera au fur et à mesure du livre qui elle est vraiment.

~~~~~~~~

Une grande partie du livre se déroule durant l’hiver. La région est immaculée de blanc et le froid dans lequel vivent les personnages en permanence nous parvient à travers les pages. Ce paysage froid contraste énormément avec le tempérament dont est animé Ralph, une nervosité sexuelle, Catherine, son impatience face aux événements.

En lisant le livre, j’ai eu l’impression de relire « Les Hauts de Hurlevents » par ses drames familiaux, le froid, des personnages aux motivations complexes, la haine et la trahison des uns et des autres. L’histoire est vraiment intéressante, avec un rebondissement là où il faut. La trame est bien construite et j’ai lu le livre jusqu’au bout pour savoir comment cela pouvait bien se terminer, car la fin n’est pas certaine.

Le seul reproche que j’ai à faire à ce livre, c’est la profusion des descriptions des états et des sentiments des personnages qui alourdissent parfois le récit.

Extrait p 45 :

« Elle entra dans la neige, une tempête tourbillonnante dont le souffle l’aveugla, tout en l’éblouissant de sa blancheur. Elle s’assombrissait et illuminait à la fois l’air du quai, entourait Catherine d’une aura de lumière mouvante. Des inconnus couraient en tous sens, s’accueillaient, s’embrassaient, hissaient des malles et des valises sur leurs épaules, tout en abritant des bébés du blizzard. La neige tombait à l’horizontale, hérissait les silhouettes furtives de tourbillons étourdissants qui disparaissaient prestement vers le ciel, happés par le néant obscur. Cela paraissait sans fin.

Elle avait cru qu’elle ne le reconnaitrait pas, jusqu’au moment où il ne resterait plus que lui sur le quai, mais pas d’erreur possible. Ce visage impénétrable était le sien, tout comme cette façon de se couper de la marée humaine qui tournoyait autour de lui. Elle sut instantanément que c’était lui. Il paraissait si riche et si seul. »

Autre avis à lire chez Valunivers et d’autres ouvrages de la rentrée littéraire ici.

Edité chez Anne Carrière, Aout 2009. 22€.

Ma vie privée sur internet, Carole Matthews

Ma vie privée sur internet carole matthews margaux mottin

Voici un livre de chick lit’, genre que j’avais délaissé depuis quelques temps.

Emilie se retrouve un beau jour nue sur un site internet grâce à son petit ami. La plaisanterie ne lui plait pas, normal, elle est institutrice et l’idée de se retrouver pin up populaire va faire basculer son petit univers tranquille. Tout ce qui pouvait arriver de pire, arrive (plus de boulot, plus de petit ami, plus d’appartement, et plus d’argent) et notre pauvre Emilie va devoir trouver une solution pour remonter la pente.

La 4e de couv laissait présager quelque chose de drôle et léger, de plus j’ai été sensible à l’illustration de Margaux Motin. Mais malheureusement, je n’ai pas ri ni même souri à un seul moment. J’ai été si déçue que je n’ai pas fini le livre et que je vais le revendre sans regret chez Gibert demain. J’ai essayé de lire jusqu’au bout, pour savoir comment (et avec qui) ça allait se terminer, mais au fil des pages, les personnages deviennent de plus en plus odieux et rien ne se passe. Emilie est toujours dans la même mouise qu’avant et tarde à se prendre en main.

En un mot: Nul!

Editions Marabout, Girls in the City, 6,90€.

Visiter le site de l’auteur.

Petit dictionnaire chinois-anglais pour amants, Xiaolu Guo

Petit dictionnaire chinois-anglais pour amants couverture

Zhuang part vivre en Angleterre pour un an. Elle a décidé de s’inscrire dans une école de langue pour apprendre l’anglais et avoir une chance de trouver un meilleur avenir en Chine.
Une fois installée à Londres, elle erre dans la ville. Elle ne connait personne et parle très mal la langue. Mais un jour dans un cinéma elle rencontre un homme, vingt ans plus vieux qu’elle et une histoire d’amour commence.

Zhuang apprend tout les jours des mots nouveaux, et s’étonne des concepts différents. Par exemple, en occident, la vie privée dans un couple est une notion qu’elle a dû mal à accepter.

Zhuang met en exergue tout ce qui nous semble si évident dans notre systeme occidentale mais qui ne l’est pas. La comparaison que fait sans cesse Zhuang montre des modes de pensées occidentales et asiatiques totalement différent.

C’est vraiment très intéressant et certains passages sont très drôle. En lisant d’autres avis sur le net, j’ai vu que de nombreux lecteurs trouvaient difficile la langue qu’emploie Zhuang au début du livre. Car elle écrit comme elle parle l’anglais c’est à dire très mal, mais ça n’enlève en rien le plaisir que j’ai eu en le lisant.

édité chez Buchet-Chastel, 2008. 340p. 21€

Je voudrais tant que tu te souviennes, Dominique Mainard

Je voudrais tant que tu te souviennesCe livre est sorti en 2007 et avait à l’époque beaucoup plu. C’est à l’occasion de sa sortie en poche que je l’ai lu et je n’ai pas été déçue.

La trame du livre n’apparait pas tout de suite. Ce sont surtout les relations entre les différents personnages tous aussi différent les uns que les autres, avec des vies divergentes, que nous suivons.
Un récit empreint de magie et de mysticisme.
Albanala cartomancienne repartant pour son pays, demande à sa jeune nièce s’occuper de son amie dont elle prédit que leurs destins sont liés.
La jeune fille, Julide, est fiancée à 18 ans et ses parents la presse de partir de la maison. Elle a envie d’échapper à une vie que ses parents ont choisi pour elle, mais elle se sent prise au piège. Mado, la femme qu’elle surveille, est le seul lien qui la lie à un monde extérieur et imprévisible.
Quand un étranger vient bouleverser la routine, les deux femmes vont commencer, sans se rendre compte tout de suite, à s’éloigner l’un de l’autre…

Très belle histoire, qui a reçu le Prix Saint-Valentin 2008, deuxième livre que je lis qui a reçu ce prix et les histoires d’amours sont magnifiques!

Je conseille vivement, surtout à ceux qui aiment prendre le temps de savourer un récit.

A lire d’autres avis chez:

Sylire, PassionDesLivres , Lilly

Edition de poche chez Folio, 2009. 363p. 6,50€