Le goût du chlore De Bastien Vivès

Le goût du chlore De Bastien VivèsJe vais à la piscine depuis quelques mois de manière très assidue alors quand j’ai repéré la couverture dans la librairie, je l’ai automatiquement feuilleté et ramené chez moi.

L’héros est poussé par son kiné à aller à la piscine. Enfin plus que poussé, il est obligé pour son dos. Et que du dos crawlé, lui précise-t-il. Ce qui frappe c’est ces nombreuses cases bleues sans dialogue. Car c’est ça, la piscine, ce bleu et ce silence avec les autres et soi meme. On regarde de travers ceux qui nagent n’importe comment. On mate la façon de nager des autres, leur matos, les garçons, et ici une fille. Certains savent y faire partout pour draguer. Mais notre héros, lui ne sait pas. Comme il ne sait pas nager aussi bien qu’elle, ça lui donne une excuse pour faire d’elle son professeur…

En refermant la bd, j’ai remarqué que c’était aussi l’auteur, d’une bd que j’avais beaucoup aimé il y a quelques mois « Elles ». Définitivement un bon auteur.
Voici une autre critique sur la bédé, à lire aussi.

Les vies d’Emily Pearl de Cecile Ladjali

Les vies d'Emily Pearl de Cecile LadjaliEn lisant la 4e de couverture, amoureuse des histoires à la Jane Austen, je me suis dit que ce livre étant pour moi!

Et pourtant ce n’est pas ça: Il ne suffit pas de transposer son récit en Angleterre au 19e siècle quand le reste ne suit pas: L’héroïne est une idiote patentée, l’intrigue est déficelée dès les premières pages, on y apprend que le Lord Auskin, son employeur, est aussi amoureux d’elle.

Le seul personnage qui a un tant soit peu de personnalité est Virginia la soeur, dont Emily reçoit des nouvelles d’Amérique. Cette dernière refusant la vie que ses parents avaient choisi pour elle, s’est enfouie avec un pasteur pour l’Amérique où elle se construit une vie que jalouse Emily.
Alors pour pimenter son existence, Emily ment. Elle invente des mensonges et fait courir des rumeurs.

Mais en plus de personnages décevants et d’une histoire bancale, le style est mauvais, à croire que c’est fait exprès pour se moquer d’un genre littéraire. Ceci dit, il y a quelques passages très drôles, mais ce n’est pas suffisant pour relever le reste…Mais peut-être me suis-je trompée et n’ai pas saisi l’essentiel

page 71 quand Emily rend visite à ses parents et à son fiancé accompagné par le Lord Auskin:

« Ils nous attendaient tous les trois sur le seuil de la porte. Un troupeau de porcs passa devant eux. Je fus alors certaine que mon père était fière de cet heureux hasard qui avait mis les cochons sur son chemin. Lord Auskin put ainsi contempler avant la première empoignade de mains, les trésors de mon géniteur, le porcher. J’avais honte! Mon Dieu! J’avais tellement honte! Ma mère portait sa ridicule robe en mousseline jaune canari. Pitch, quant à lui, un costume en velours retourné vert anis. Papa exhibait un complet veston rouge brique. On se serait cru au cirque. Les trois clowns souriant avec toutes leurs dents. Ils étaient plantés dans une flaque de boue au milieu d’un décor tout gris. J’ai cru que j’allais mourrir. […] »

Elle(s) – Alice, Charlotte et Renaud de Vivès Bastien.

Un auteur de 22 ans! Quel joie de présenter le travail d’un auteur aussi jeune et pourtant tellement doué. Scénario et dessin.
Voilà une petite histoire tendre entre deux filles et un garçon. ou plutôt une fille et un garçon, mais lesquels? Car les garçons défilent. Alors que Charlotte la blonde à l’air un peu perdue et tandis qu’Alice la brune dont la paire de nichons (je ne m’excuse pas du terme) saute des cases à chaque passage, Renaud lui est le garçon dont on se demande ce qu‘ »il fiche là, putain, bouge toi! ».

Comme la présentation de l’éditeur, ce sont des personnages proches de nous qui vivent des situations auxquels nous nous sommes déjà retrouvé:

Elle(s) sont deux. Vous les avez sans doute croisées. Elle(s) sont vos amies, ou vous peut-être.. Elle(s) sont celles qu’on a aimées et celles dont on a rêvé. Elle(s) ont 18 ans, nous aussi.

détail de la bd:

Ma vie est tout à fait fascinante de Pénélope Bagieu

Ce bouquin déroge à ma ligne, c’est une des meilleurs vente d’Amazon.

D’habitude les bd blog qui se retrouve sur papier c’est pas trop mon truc, sauf peut être « Les petits riens » de Lewis Trondheim et encore c’est pas vraiment la même chose.Mais peut être que si, sauf que Pénélope est plus une fille avec des préoccupations de filles et une façon de raconter qui trahit son sexe. Ce que j’apprécie en premier lieu dans une bd est le dessin, il faut avouer que Pénélope Bagieu sait dessiner et le fait si joliment. Ça se lit vite et le plaisir est si vite évanoui, que c’est plus un cadeau à faire (à une fille) qu’à garder pour soi.

A lire aussi l’article « les bloggueuses BD attirent les éditeurs »