Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson

Dans les forets de Sibérie Sylvain Tesson avis livreAvis écrit par mon alter-égo masculin (ou il serait plus juste de dire que je suis son alter-égo féminin), enfin, c’est écrit par un auteur invité; Julien.

Ce livre avait pour moi l’idée de l’originalité et un goût de voyage. Amateur des paysages enneigés et parfois désireux de retraite, j’imaginais me plonger dans ce récit pour le vivre comme par procuration dans un lieu qui m’est étranger.

Toutefois, je dois dès maintenant préciser que – chose râre – j’ai abandonné la lecture de cet ouvrage. Si l’on en apprend un zest sur les russes (ce qui n’est pas inintéressant), je trouve néanmoins qu’il y a trop de redondances. Le récit organisé jour par jour tourne vite en rond. Du reste, à bien y réfléchir, comment aurait-il pu en être autrement dans la mesure où il consiste à décrire chaque journée passée en solitaire dans une isba perdue dans les forêts de Sibérie ? En clair, les jours se suivent et se ressemblent et, au fur et à mesure, cela devient répétitif et donc lassant. En outre, il me semble que l’auteur s’emploie à décrire ce qu’il vit avec moult métaphores pseudo-poétiques. Or, cela a tendance à alourdir plus encore l’ouvrage et ce d’autant plus que le style tout comme lesdites métaphores ne sont pas souvent simples d’accès…

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea de Romain Puertolas

extraordinaire voyage fakir coincé armoire ikea livreVoici donc le titre le plus long que j’aurais écrit!

Titre Génial, couverture pas tip top (franchement ils auraient pu faire un effort) et pour une histoire sympa au léger soupçon de « Les fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire« .
On suit un indien, un fakir pour être exact, qui atterrit en France pour seul et unique but d’acheter un lit à clous. Eh eh, ce lit à clous vendu à Ikea Paris Nord. Pour les franciliens ça les met dans l’ambiance, on a l’impression de revivre un dimanche à Ikea. Mais ça c’est seulement au début, après, comme le titre l’indique, il reste coincé dans une armoire Ikea et parcourt une partie du monde. On se retrouve à voyager illégalement avec d’autres amis d’infortune. A la fin de ce livre, on connaitra tous les méandres de la politique d'(non-)accueil des étrangers.

C’est dans l’ensemble, assez attendu comme histoire, aussi bien l’enfance de Ajatashatru Lavash Patel (le narrateur) que son histoire avec Marie (une cliente rencontrée chez Ikea). Exactement le genre de livre qu’on emprunte à un copain pour lire dans le train vite-fait, et qu’on refile volontiers une fois rentrée chez soi. Distrayant certes, parfois drôle, mais difficile de s’attacher au personnage principal et à la suite du récit. Hop on passe au suivant!

Moment d’un couple de Nelly Alard – prix Interallié 2013

Moment d'un couple

Voici une histoire qui pourrait parler à beaucoup d’entre nous (lectrices). Un couple parisien, bobo, ils sont de gauches, habitent dans un quartier populaire de Paris et ont des boulots CSP+.

La séparation du couple va venir d’Olivier. Au début, ils font preuve d’intelligence, mais on sent poindre la jalousie et les dérapages. Comment gérer les biens, les enfants dans ce moment?

Ce livre se lit avec beaucoup de facilité, surtout que c’est une histoire dans laquelle on peut se reconnaitre ou reconnaitre d’autres histoires de nos proches. Les choses sont racontés de façon juste sans mélodrame et avec beaucoup d’humour. J’ai d’ailleurs bien aimé le personnage de la maitresse qui a l’air mille fois plus agaçante que l’épouse légitime.

Moment d’un couple de Nelly Alard, 20€

Ce que je sais de Vera Candida *Rentrée littéraire 2009

de Véronique Ovaldé.

On a déjà tellement parlé de ce livre, que je ne saurais quoi rajouter…

Dès les premières pages, ce livre n’a pas voulu se refermer. Rose le personnage féminin centrale de ce livre m’a amené loin au milieu d’une île où le temps c’est arrêté. Mais l’histoire de Rose est tellement bien raconté par Véronique Ovaldé, que j’ai peur de ne savoir le reproduire ici sans l’abimer.

Tout les personnages qu’on rencontre sont peint dans ce qu’ils ont d’unique et l’auteur réussi ainsi à en faire des personnages à eux seuls ont eu une vie et une histoire avant de se retrouver dans ce récit.

Coup de coeur pour ce livre tout comme Mango et TamaCulture qui sauront mieux vous en parler que moi.

Ce livre a reçu le prix France Television 2009 et le Renaudot des lycéens 2009.

Editions de l’Olivier. Aout 2009 . 19€ . 292p.

Le silence des abeilles, Daniel de Roulet *Rentrée littéraire 2009

Il s’agit d’un livre écrit par un suisse qui se déroule essentiellement en Suisse.
L’écriture est aussi simple que l’histoire. Siddharta est un jeune garçon quand il commence à s’intéresser aux abeilles. Mais il se destine aux d’abord Beaux-Arts, il y rencontrera une bande de copains avec qui il aura envie de refaire le monde. Malheureusement après l’échec d’une manifestation, Sid déprime. Alors il part aux Etats-Unis, où pris sous l’aile d’un compatriote, il apprend un nouveau métier. Loueur de ruche pour les fermes agricoles. Le périple de Sid ne s’arrête pas là, car bientôt le revoilà revenu en Suisse.

Sid est un garçon perdu qui cherche sans cesse sa place. Il rêve d’abeilles au lieu de rêver de filles. Sa relation avec ses parents est chaotique, c’est peut-être pour cette raison qu’il se sent si bien auprès de l’univers réglé des abeilles. A son retour dans la région de Davos, son appartenance à un groupuscule d’extrême droite est remis en question quand Sid s’interesse de trop près à une japonaise.

Difficile de parler de ce livre, car il ne m’a rien apporté comme émotion. Je n’ai rien ressenti à la lecture de la vie de Sid. Même si on sent que certains passages ont été écrit pour être drôles, je ne me suis pas laissée entrainé par le récit. Daniel de Roulet sait écrire, mais n’a pas réussi à faire vivre Sid pour que je m’attache à lui.

édité chez Buchet Chastel. 2009. 17€

Livre lu grâce à l’initiative Masse Critique de Babélio.

Vous pouvez lire les avis de Plume et de Mle Gima, plus positives

Buzz-moi, Aurélia Aurita

Aurélia Aurita, dis comme ça, ça doit sûrement rien vous dire. Mais c’est l’auteur de Fraise et Chocolat, bd qui s’est fait remarqué il y a quelques années pour traiter d’un point de vue de fille, une histoire d’amour sous un angle légèrement érotico-porno on va dire, tout cela pour vous dire que l’auteur reprend ses crayons pour nous parler du buzz médiatique qu’a provoqué la publication de cette bande-dessinée et de sa suite: Les articles sur internet puis, dans la presse obscure, pour passer à un niveau plus nationale.

Aurélia détaille d’ailleurs sans pitié une interview avec une journaliste du magazine Elle

, on y croit tellement la caricature est bien faite. Les studios télés et les célébrités aussi passent sous l’oeil critique d’Aurita.
Très marrant, mais d’un tout autre registre que Fraise et Chocolat, je ne suis pas sûre qu’il vaille le coup d’être acheter, mais à feuilleter en librairie en passant!

J’aimais déjà les étrangères, Alexandre Kauffmann

Le narrateur dont on ne connaitra pas son prénom, tombe amoureux d’une femme mariée O., qu’il rencontre en vendant des faux cigares. C’est une russe, grande, belle, enfin comme on peut imaginer une jeune femme russe qui porte des bottes de python orange. Et elle se révèle même être intelligente et vouloir un enfant de lui, alors c’est normal que notre jeune homme devient fou amoureux d’elle puis peu à peu jaloux et soucieux de connaitre (ou de ne pas connaitre) ses précédents amants.

Ça pourrait être une banale histoire de cul, mais au final, c’est assez amusant de voir le narrateur nager dans d’hautes sphères sociales, où on le confond sans arrêt avec un autre, flouer des hommes influents grâce à ces cigares et d’obtenir ce qu’il veut d’eux.

J’ai bien aimé ce livre, qui se lit très facilement, même si la fin est un peu incohérente, je ne suis pas sûre d’avoir bien compris. Mais il faut avouer que O., personnage central du récit, on la découvre très vite, vaniteuse, exigeante, vicieuse, et bien cruelle, et juste par curiosité on finit par tout lire.

publié chez Grasset en mars 2009, 240 pages, 17,50€