Les enquêtes d’Enola Holmes, Nancy Springer

Tome 1: La double disparition. dès 10 ans.

Vous ne le saviez peut être pas mais Sherlock Holmes, en plus d’avoir un frère ainé Mycroft, avait une soeur. Une soeur bien plus jeune que lui. D’ailleurs lui-même n’est pas très au fait de son éducation et ne s’en interesse pas tant que ça.

Mais qu’importe, puisqu’ici, il s’agit principalement d’Enola Holmes, jeune fille de la haute société anglaise de 14 ans, qui est contrainte de partir seule à la recherche de sa mère. Les frères ainés ayant conclus que cette dernière s’est tout simplement enfouie.

Il s’agit d’un roman pour jeunes adolescents. L’intrigue policière est sans grand intérêt et le sort que Nancy Springer réserve à Sherlock et Mycroft est mesquin, si j’ose dire. L’auteur, les caricature comme deux hommes préoccupés par les apparences et le respect de l’étiquette, et le grand détective légendaire, dépressif, a perdu sa logique et son sens de l’observation , tant qu’il n’est pas capable de retrouver sa soeur.

Un passage invraisemblable me fait me demander, si l’auteur a lu ne serait qu’un seul Conan Doyle, pour nous faire croire que Sherlock Holmes trouve inconcevable qu’on puisse changer radicalement d’apparence, alors que lui-même, le vrai, est un grand utilisateur et friand de déguisement en toutes sortes( vieille femme, mendiant, marin bourru,…)

Une lecture, cependant plaisante et rapide, que Clarabelle nous a recommandé sur son blog, ainsi que Gwenaelle.

A lire aussi, dans la même veine:

Les abeilles de Monsieur Holmes, de Mitch Cullum.

édité chez Nathan, existe aussi en poche.

7 réponses sur “Les enquêtes d’Enola Holmes, Nancy Springer”

  1. Ah, mais moi je trouvais que le portrait croqué du grand Sherlock Holmes était vraisemblable ! :)
    L’insolence, la superbe, l’arrogance… et j’en passe.
    De plus, ce ne serait pas la première fois qu’il se fait duper par l’art du déguisement. Je ne me souviens plus l’épisode où il est mouché par une femme, la seule qui aura son respect éternel !

    En fait l’essentiel de cette série est davantage de montrer les enquêtes d’une jeune fille de bonne famille, seule dans les rues de Londres, en plein 19ème siècle, à chercher sa mère mystérieusement disparue. Ok, quelques libertés ont été prises mais je n’ai pas été choquée plus que ça.

    Parce que, oui j’ai beaucoup aimé ! Le tome 2 est meilleur, il n’y a plus de temps à perdre à faire les présentations, et l’action promet de grossir aux tomes 3 et 4 ! :))

    1. Je ne m’en souviens plus non plus, du nom de cette dame.
      Mais de toute façon, je lirais les autres parce que le tome 1 m’a tout de même plu. Et voir évoluer cette jeune fille hors des carcans sociaux (et physique!) dans lesquels on veut l’enfermer est vraiment drôle

  2. En fait Sherlock est tellement condescendant envers les femmes, que moi aussi j’ai trouvé ça crédible et j’ai beaucoup aimé l’ensemble. Je me suis arrêtée au 3e tome et pour l’instant je pense que mon préféré est le 2e.
    Quoique le code avec le langage des fleurs est très bien trouvé. J’ai d’ailleurs piqué quelques idées pou un jeu de piste.

    1. Bon c’est vrai que mon avis sur Sherlock est très partial, car c’est un personnage que j’adore! Mais je pense qu’il devait être comme ses contemporains et trouver la femme un peu faible… Je vais lire les suivants de toute façon

  3. Je suis quand même bien curieuse par rapport à cette série, ne serait-ce que parce qu’il y a Sherlock Holmes (même si je ne suis pas certaine d’avoir lu ses aventures depuis l’adolescence). Je verrai donc!

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