Le soleil se couche à São Paulo * rentrée litteraire 2008

de Bernardo Carvalho. Chez Métailié.

Voici un livre qui a presque été écrit par moi. Enfin, je veux dire, que j’aurais pu être ce personnage principale, vivant dans une mégalopole sud-américaine, qu’il trouve moche, tant au niveau architecturale qu’à cause de la violence qui règne à Sao Paolo. Issue de la deuxième génération d’immigrant japonais au Brésil, divorcée et au chômage, j’ai été étonnée de cette similitude entre ce personnage de fiction et moi.
L’envie de devenir romancier aussi.

Setsuko, client fidèle d’un restaurant japonais, se voit confier par sa propriétaire, une histoire, qu’elle le charge d’écrire. Une histoire d’amour dans un Japon qu’il n’a pas connu et qu’il ne connaitra jamais, puisqu’elle n’existe plus, celle d’avant la deuxième guerre mondiale. Un triangle amoureux complexe faite de mensonge, d’humiliation et de rapport de force avec des personnages qui ne sont jamais ceux qu’ils semblent être.

La fin brutal du récit par la disparition de la vieille propriétaire, va obliger Setsuko à prendre pleinement conscience de sa condition de fils d’emigré japonais. L’auteur montre en toile de fond, grâce aux personnages de Setsuko et de sa soeur, comment sont accueillis le retour de ces fils d’émigrants dans le Japon d’aujourd’hui.

Je vous conseille la très bonne analyse de l’émission littéraire Paludes

2 réponses sur “Le soleil se couche à São Paulo * rentrée litteraire 2008”

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