Les vies d’Emily Pearl de Cecile Ladjali

Les vies d'Emily Pearl de Cecile LadjaliEn lisant la 4e de couverture, amoureuse des histoires à la Jane Austen, je me suis dit que ce livre étant pour moi!

Et pourtant ce n’est pas ça: Il ne suffit pas de transposer son récit en Angleterre au 19e siècle quand le reste ne suit pas: L’héroïne est une idiote patentée, l’intrigue est déficelée dès les premières pages, on y apprend que le Lord Auskin, son employeur, est aussi amoureux d’elle.

Le seul personnage qui a un tant soit peu de personnalité est Virginia la soeur, dont Emily reçoit des nouvelles d’Amérique. Cette dernière refusant la vie que ses parents avaient choisi pour elle, s’est enfouie avec un pasteur pour l’Amérique où elle se construit une vie que jalouse Emily.
Alors pour pimenter son existence, Emily ment. Elle invente des mensonges et fait courir des rumeurs.

Mais en plus de personnages décevants et d’une histoire bancale, le style est mauvais, à croire que c’est fait exprès pour se moquer d’un genre littéraire. Ceci dit, il y a quelques passages très drôles, mais ce n’est pas suffisant pour relever le reste…Mais peut-être me suis-je trompée et n’ai pas saisi l’essentiel

page 71 quand Emily rend visite à ses parents et à son fiancé accompagné par le Lord Auskin:

« Ils nous attendaient tous les trois sur le seuil de la porte. Un troupeau de porcs passa devant eux. Je fus alors certaine que mon père était fière de cet heureux hasard qui avait mis les cochons sur son chemin. Lord Auskin put ainsi contempler avant la première empoignade de mains, les trésors de mon géniteur, le porcher. J’avais honte! Mon Dieu! J’avais tellement honte! Ma mère portait sa ridicule robe en mousseline jaune canari. Pitch, quant à lui, un costume en velours retourné vert anis. Papa exhibait un complet veston rouge brique. On se serait cru au cirque. Les trois clowns souriant avec toutes leurs dents. Ils étaient plantés dans une flaque de boue au milieu d’un décor tout gris. J’ai cru que j’allais mourrir. […] »